dimanche 3 décembre 2017

Flavius Josèphe



Flavius Josèphe naquit en 37 ou 38 de l’ère chrétienne d’une famille sacerdotale de premier rang. D’une extraordinaire précocité intellectuelle, un fait divers le conduisit à Rome alors qu’il avait une vingtaine d’années. Il avait été fortement impressionné par la puissance de l’Empire et il s’efforça de faire partager à ses compatriotes l’angoisse avec laquelle il percevait les premières lueurs de l’incendie qui ne tarderait pas à éclater. En 66 quand le gouverneur de Syrie est défait, il comprend que l’irréparable est accompli.

En attendant la réaction des Romains, on lui confie un important commandement militaire en Galilée. Il entreprend de réorganiser la défense de cette province divisée, tout en la maintenant dans la paix. Ses nombreux adversaires laissent entendre qu’il pactise avec l’ennemi.

Il s’affole quand Vespasien, mandaté par Néron, envahit la Galilée et oppose une résistance efficace aux assiégeants. Réfugié avec quelques compagnons après la prise de la ville, il échappe au suicide collectif qui avait été voté à la presque totalité. Conduit devant Vespasien, il lui prophétise son élévation à l’Empire et cette prédiction lui vaut, bien qu’enchaîné, d’être traité avec une certaine considération.

Vespasien devenu empereur confit à Titus le soin de mener à bonne fin la guerre juive et l’envoie en Palestine accompagné de Josèphe à qui il a rendu la liberté, se souvenant de sa prophétie.
A la fin de la guerre, il revient à Rome avec Titus et dans la maison qu’avait occupée jadis Vespasien avant d’être nommé empereur, rédige son histoire ancienne des Juifs et de leur guerre contre les Romains. 

Jouissant d’une telle proximité avec les Romains et considéré comme traître, les Juifs l’ont renié et la littérature rabbinique l’ignore. Il faut cependant reconnaître que l’ensemble des écrits de Flavius Josèphe représente une mine de données et de documents et que des évènements majeurs comme celui de la découverte des rouleaux du désert de Juda ou des fouilles de Massada ont pu emprunter à Josèphe une lumière qui a contribué à leur élucidation.

Ces informations sont extraites des études du professeur Valentin Nikiprowetzky

Sept jours pour créer le monde



Dieu créa le ciel et la terre qui n’était pas visible car couverte d’épaisses ténèbres. Il commanda alors que la lumière fut faite et la lumière fût.

Le second jour, Dieu créa le ciel, le sépara de tout le reste, le plaça au-dessus comme étant le plus noble, l’entoura de cristal et tempéra d’humidité propre à former des pluies qui arrosent doucement la terre afin de la rendre féconde.

Le troisième jour, Il affermit la terre, l’environna de la mer et lui fit produire les plantes avec leurs semences.

Le quatrième jour, Il créa le soleil, la lune et les autres astres, placés dans le ciel, régla leurs mouvements et leurs cours pour qu’ils marquent les saisons et les révolutions de l’année.
Le cinquième jour, Il créa les poissons, les oiseaux et décida qu’ils s’accoupleraient afin de se multiplier selon les espèces.

Le sixième jour, Il créa les animaux terrestres, mâles et femelles et ce même jour, il créa l’homme.
Le septième jour, Dieu se reposa et cessa de travailler. Mais voyant qu’Adam était seul alors que les animaux avaient tous une compagne, tira une de ses côtes dont il forma la femme.

Ils pouvaient ainsi vivre dans le jardin planté de toutes sortes de fruits avec l’expresse interdiction de goûter à celui de la science sous peine de mourir.

Mais le serpent jaloux de tous les bienfaits dont ils étaient pourvus persuada Eve de croquer le fruit et de le partager avec Adam.

Adam et Eve



La pomme croquée, Adam fut condamné à travailler pour se nourrir, Eve souffrir pour mettre les enfants au monde et le serpent perdre ses pattes, l’usage de la parole et gagner une langue venimeuse.

Chassés du paradis, Eve mit au monde deux fils et trois filles. Le premier fils nommé Caïn qui signifie acquisition et le second Abel qui signifie affliction. Leurs caractères étaient à l’opposé l’un de l’autre.

Abel, pasteur de troupeau était un homme juste qui ne pensait qu’à plaire à Dieu alors que Caïn, premier laboureur sur terre était un être méchant qui ne cherchait que son profit et intérêt. Son impiété le porta à tuer son frère.

Mais quelle raison peut pousser un homme à tuer son frère ? Ayant tous deux résolus de sacrifier à Dieu, Caïn offrit des fruits de son labeur et Abel du lait et des prémices de ses troupeaux. Dieu apprécia mieux le sacrifice d’Abel qui était une production libre de la nature plutôt que ce que l’avarice de Caïn avait extorqué d’elle.

Caïn l’orgueilleux ne put supporter que Dieu lui préféra son frère, le tua et cacha son corps espérant que personne n’aurait connaissance de son crime. Mais rien n’échappe à Dieu et quand il demanda à Caïn des nouvelles d’Abel qu’il n’avait vu de quelques jours, il lui répondit qu’il n’en était pas le gardien.

Pour calmer la colère de Dieu, Caïn lui offrit un sacrifice ce qui ne l’empêcha pas de le maudire et le menacer de punir ses descendants jusqu’à la septième génération. Puis il le chassa avec son épouse. Craignant d’être dévoré par les bêtes sauvages, Dieu le marqua au front afin qu’on puisse le reconnaître et l’épargner.

Après avoir traversé divers pays, il établit sa demeure à Naïs où devaient naître plusieurs enfants. Son caractère s’aigrit encore un peu plus et il s’adonna à toutes sortes de violences. Il devint un chef de bande redouté à qui il enseigna l’art de dérober les biens d’autrui. Il changea l’innocente manière de vivre qui était connue depuis le commencement, inventa les poids et les mesures, utilisa la tromperie pour berner les hommes. Pour distinguer les héritages, il eut l’idée d’installer des bornes, construisit la première ville, ceinturée de murailles, qu’il nomma Enos du nom de son premier fils.

Le petit fils de Caïn donna naissance à Mathusalem dont le fils Lamech eut 77 enfants de deux femmes !! Il était fort instruit dans les choses divines et jugea qu’il porterait la peine du meurtre commis par Caïn et le raconta à ses deux femmes. C’est ainsi que la postérité de Caïn se plongea dans toutes sortes de crimes. On ne voyait parmi eux que crimes et rapines et ceux qui ne trempaient pas leurs mains dans le sang, étaient pétris d’orgueil et d’avarice.

Adam dont la longévité est bien connue puisqu’il mourut âgé de neuf cent trente ans, eut de nombreux enfants dont il est difficile de tracer les récits. Cependant l’un d’eux, Seth, éduqué avec tendresse et respect, eut une descendance digne. On doit à leur esprit la découverte de la science et de l’astrologie.

Adam leur avait enseigné que le monde périrait sous l’eau et le feu et afin que leurs sciences ne périssent pas dans ces calamités, ils bâtirent deux colonnes, l’une de pierre et l’autre de briques sur lesquelles ils gravèrent les connaissances acquises.

Le déluge



Les enfants issus de la huitième génération commencèrent à ne plus respecter la droiture de leurs ancêtres et se mirent à commettre toutes sortes de crimes. Ces races de gens insolents, confiants dans leurs forces et satisfaits de fouler la justice aux pieds, tentaient d’imiter les prouesses des Géants dont parlent les Grecs et attirèrent la colère de Dieu.

Noé, dixième génération après Adam, tentait de calmer ces fureurs mais conscient que ses paroles ne servaient à rien, il prit peur pour la sécurité de sa famille et décida de quitter le pays. Dieu qui l’aimait pour sa probité lui enjoignit de construire une arche car il avait décidé de noyer le pays sous les eaux afin que ces générations périssent et qu’une autre race d’hommes peuple la terre après la descente des eaux.

L’arche composée de quatre étages devait être assez grande pour accueillir toute sa famille, ses trois fils et leurs épouses, de la nourriture suffisante pour un long séjour et un couple de chaque espèce. La pluie tomba pendant quarante jours et quarante nuits et atteignit le somment de la plus haute montagne (le mont Ararat). Après que la pluie cessa, 157 jours s’écoulèrent avant que l’eau ne se retire et libère l’arche.

Noé ouvrir une fenêtre et lâcha un corbeau qui s’en revint après quelques jours car il n’avait trouvé aucun lieu sec où poser ses pattes.

Sept jours plus tard, Noé envoya une colombe qui revint portant un rameau d’olivier dans son bec. Pour plus de précautions, il demanda d’attendre encore sept jours avant de débarquer, offrit un sacrifice à Dieu et un grand festin à la famille.

Nicolas de Damas rapporte dans ses mémoires qu’il « y a en Arménie, dans la province de Miniade, une haute montagne nommée Baris où l’on dit que plusieurs personnes se sauvèrent du déluge et qu’une arche dont les restes se sont conservés pendant plusieurs années et dans laquelle un homme s’était enfermé, s’arrêta sur le sommet de cette montagne »

Il est dit que Noé vécut trois cent cinquante ans après le déluge. Dieu fût remercié de n’avoir pas exterminé toute la population de la terre laissant à l’homme la liberté d’être les maîtres absolus des animaux, se nourrir de leur chair mais leur interdisant cependant de consommer leur sang dans lequel réside la vie et en signe d’alliance dessina dans le ciel l’arc aux divines couleurs.

Lorsque après le déluge la terre eut été rétablie en son premier état, Noé la cultiva comme avant, planta de la vigne et offrit les prémices à Dieu. Mais comme il n’était pas habitué au vin, fort et délicieux à la fois, il en but un peu trop, s’enivra et s’endormit.

Pendant son sommeil, ses vêtements glissèrent et Cham, son plus jeune fils, se moqua de sa nudité et le montra à ses frères qui se hâtèrent de le couvrir. Lorsque Noé prit connaissance de cet affront, il épargna son fils mais maudit sa descendance.

Et les générations succédèrent aux générations…

La tour de Babel



Les fils de Noé, Sem, Japhet et Cham, nés bien avant le déluge, furent les premiers à quitter les montagnes pour s’établir dans les plaines. Dieu leur commanda d’établir de nouvelles colonies dans d’autres lieux afin que se multipliant, ils puissent cultiver d’autres terres et éviter les contestations qui ne manqueraient pas de survenir.

Loin d’obéir à ces sages recommandations, ils continuèrent de rester grouper et se chamailler.  Nemrod, petit fils de Cham se prétendit chef et capable de les protéger contre un éventuel nouveau déluge dans le cas où Dieu voudrait à nouveau les punir.

Pour ce faire, il suggéra de construire non pas une arche mais une tour si haute qu’elle s’élèverait au-dessus des eaux et les hommes le crurent. La tour s’éleva rapidement car chacun mit la main à l’ouvrage avec ardeur. Elle serait forte, construite de briques scellées par du bitume. 

Mais pour les châtier de leur ingratitude, Dieu ne les punit pas d’un nouveau déluge mais développa la division entre eux par un langage que l’un ne comprenait pas de l’autre. C’est ainsi que l’on donna le nom de Babylone au lieu où fût érigée cette tour, Babel signifiant « confusion » en hébreu.

Cette diversité de langues obligea la multitude de ce peuple à se répandre en diverses colonies et ainsi le milieu des terres et le rivage des mers furent-ils peuplés. Quelques-unes de ces terres conservent les noms d’origine mais les Grecs qui se rendirent maîtres de ces lieux, imposèrent des noms et des lois, affectant de passer pour les fondateurs.